À chaque élection, les chiffres pleuvent. Pour beaucoup, ils rassurent : « le maire a été élu », « la majorité des Beaussétans l’ont choisi »… Et pourtant, derrière ces pourcentages bien présentés, se cache souvent une réalité beaucoup plus nuancée — voire trompeuse.
Prenons un exemple concret : le maire actuel du Beausset.
Officiellement, il a été élu avec environ 1 802 voix. Impressionnant ? Pas tant que ça.


Le Beausset, en 2020 comptait déjà plus de 10 000 habitants, dont environ 8 000 électeurs inscrits sur les listes électorales.
Cela signifie qu’en réalité, seulement 20 à 25 % des Beaussétans ont effectivement voté pour lui.
Le reste ? Des abstentionnistes, des votes blancs, et des électeurs qui ont fait un autre choix.

Autrement dit, 8 Beaussétans sur 10 n’ont pas voté pour lui.
Mais dans les médias, dans les discours officiels, ou sur les tracts, on continue de lire :
“Le maire, élu par les Beaussétans.”
Non.
Il a été élu par une minorité d’entre nous, dans un contexte d’abstention grandissant.
Et c’est là que la vigilance citoyenne devient essentielle.
Parce qu’à force de présenter des résultats bruts sans contexte, on fabrique une illusion de légitimité totale.
Une illusion dangereuse, surtout quand les décisions prises ensuite engagent l’avenir de tout un village.
Être citoyen, ce n’est pas seulement glisser un bulletin dans l’urne tous les six ans.
C’est aussi comprendre les enjeux, les remettre en perspective, et refuser qu’ils soient utilisés pour maquiller la réalité.
Les chiffres, eux, ne mentent pas.
Mais la manière dont on les présente peut induire en erreur.
Et c’est précisément pour cela qu’il faut rester lucide, attentif, et informé.
Le Beausset, c’est aussi ça :
redonner du sens, du discernement et du vrai à la vie démocratique locale.
Parce qu’un chiffre n’a jamais remplacé une conscience.
source : site de l’INSEE
pour aller plus loin : https://www.youtube.com/watch?v=RqELr0BVxCE

Il ne faut pas tenir rigueur à un Maire du nombre de votant lors des élections. Même si il est en partie responsable de l’augmentation de la population de son village, il n’est absolument pas responsable du nombre des gens qui se sentent concernés par la politique du Maire. Notre système veut que ce soit la personne qui obtient la majorité des votes exprimés qui soit élue quelque soit leur pourcentage . Si les autres ne se sentent pas concernés, on applique le dicton » Qui ne dit mot consent » et ils n’ont plus leur mot à dire. Dans le Var seul un député n’est pas du RN c’est un indicateur de tendance qui pourtant, ne s’applique pas à tous les villages, ce n’est pas pour cela qu’il faille désespérer.