29 avril 2026

Une page sombre se tourne : retour sur des dérives étouffées !

Il est des périodes dont un village et ses habitants se souviennent longtemps. Non pas pour leurs réussites, mais pour les blessures qu’elles laissent derrière elles.

L’ancienne municipalité du Beausset, accompagnée de sa direction générale des services, aura marqué les esprits… et pas dans le bon sens.

Les langues se délient enfin, les cœurs blessés ont besoin d’être écoutés, les corps meurtris vont se reconstruire.

Derrière une façade institutionnelle, de nombreux témoignages concordants dressent aujourd’hui un tableau préoccupant : un climat délétère, une pression constante, et des pratiques managériales profondément contestées.

Près de 40 départs ou arrêts maladie.
Ce chiffre, à lui seul, devrait alerter. Il ne s’agit pas d’un hasard, ni d’une simple rotation naturelle, encore moins le démarchage d’agents parfaitement formés par une équipe élue absente. C’est le symptôme d’un malaise profond, durable, installé ; instauré !

Agents épuisés, perte de sens, souffrance au travail…
Autant de réalités vécues par celles et ceux qui faisaient pourtant vivre le service public au quotidien, avec d’ailleurs une grande réussite.

Mais ce n’est pas tout.

Aujourd’hui, des regroupements constitués, des femmes et des hommes, hier encore isolés, décident désormais de parler, de se soutenir… et d’agir. Des démarches judiciaires peuvent être envisagées, voire engagées. Une parole se libère, après avoir été tant d’années muselée.

Et dans cette mécanique de la perversion, une question revient souvent : comment cela a-t-il pu durer aussi longtemps ?

La réponse tient peut-être dans une réalité plus dérangeante encore.

Au-delà des responsabilités individuelles, c’est un système bien rodé qui semble s’être installé.
Un fonctionnement où certaines personnalités, loin de se tempérer, se renforçaient mutuellement.
Une forme de complémentarité toxique, où les excès de l’un trouvaient écho chez l’autre.
Où les dérives n’étaient pas freinées… mais parfois encouragées.

C’est cette dynamique qui interroge aujourd’hui.

Car une institution n’est jamais seulement une affaire d’individus. Elle est aussi le reflet d’une culture, d’un cadre, d’un équilibre — ou de son absence.

Alors oui, une page se tourne. Merci pour ça !

Et avec elle, une attente forte :
celle de reconstruire.
De rétablir la confiance.
De redonner du sens, du respect et de l’humanité au cœur de l’action publique.

Le Beausset mérite mieux.
Ses agents aussi.
Et l’avenir, désormais, doit s’écrire autrement.

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