Cette année au Beausset, il y a un endroit où Noël ne connaît pas la crise : la mairie.
Illuminée avec un zèle remarquable, éclatante, visible de loin. Presque aveuglante.
Le reste du village ?
Plus discret. Beaucoup plus discret.
Ce choix n’est pas anodin. Il est parfaitement révélateur.
Quand le pouvoir se met en scène
Dans toutes les formes de pouvoir centralisé, le réflexe est le même : on éclaire le sommet, on oublie la base. Le bâtiment officiel devient la vitrine du régime local. On y concentre les moyens, l’attention, la lumière — pendant que la vie réelle continue ailleurs, souvent sans soutien.
La mairie du Beausset semble avoir changé de rôle :
elle n’est plus la maison commune,
elle devient le décor principal.
Un décor bien éclairé, bien mis en valeur, bien visible… au moment même où la commune entre doucement en pré-campagne électorale. Curieux timing.
Noël ou autopromotion ?
Noël est censé être une fête populaire, chaleureuse, collective.
Pas une opération de communication institutionnelle.
Quand on choisit d’illuminer massivement un bâtiment administratif, au détriment des rues, des quartiers et des places du reste du village on envoie un message clair :
le centre de gravité du village, c’est le pouvoir, pas les habitants.
Les commerçants se battent pour faire vivre les vitrines.
Les quartiers attendent un peu d’attention.
Les habitants aimeraient sentir que la fête leur appartient aussi.
Mais non. Cette année, c’est la mairie qui fait le show.

La lumière comme outil politique
À force d’être partout, tout le temps — inaugurations, visites, cérémonies, illuminations — le pouvoir finit par confondre présence et légitimité.
Être visible n’est pas gouverner.
Être éclairé n’est pas rassembler.
Illuminer excessivement la mairie, c’est surtout s’éclairer soi-même.
C’est dire sans le dire : regardez-nous.
C’est occuper l’espace, encore, toujours.
Mais un village n’est pas une scène.
Et les habitants ne sont pas un public.
Le symbole est lourd
Dans l’imaginaire collectif, la lumière représente la chaleur, l’espoir, le partage.
Lorsqu’elle est accaparée par le sommet, elle devient autre chose :
un symbole de domination,
un marqueur d’entre-soi,
un rappel silencieux de qui décide.
Pendant ce temps, le reste du Beausset reste… à sa place.

La vraie lumière ne vient pas d’un balcon
Un maire devrait éclairer un chemin, pas une façade.
Il devrait mettre en valeur un village, pas un bâtiment.
Il devrait rassembler, pas se mettre en vitrine.
La vraie question n’est donc pas esthétique.
Elle est politique.
À qui profite cette lumière ?
Et surtout : qui laisse-t-on volontairement dans l’ombre ?
Passez de belles et joyeuses fêtes de fin d’année. Le Beaussétan est là avec vous et sera là en 2026 !

Quoiqu’il en soit il ne suffit pas d’être éclairé pour briller ! Parce que là on manque vraiment d’éclat ! La seule lumière visible est la poudre de perlimpinpin qu’on nous envoie à longueur de temps …
Monsieur Le Maire et son équipe semblent croire qu’il suffit de se montrer partout en scandant « panous, panous » ….
Nous, c’est notre Église que nous souhaitions voir éclairée de mille feux, avec une jolie crèche provençale, un bonheur simple , partagé , rassembleur et des enfants émerveillés à qui nos anciens liraient des contes de Noel.