La coupe est pleine — et ce n’est pas celle de nos robinets, hélas. Depuis plusieurs semaines, la question du prix de l’eau provoque une onde de choc dans tout le village. Et pour cause : tarifs qui explosent, factures incompréhensibles, et un service public de plus en plus éloigné de l’intérêt… public et du sens commun. Tout le monde se fait balader !
Face à la grogne, la mairie et les responsables de Veolia ont organisé une réunion publique. Du moins, c’est ce qu’on nous a vendu. En réalité ? Une mise en scène. Micro distribué à qui veut bien s’exprimer — mais surtout : aucune réponse claire, une ambiance tendue. Et des fuites de partout des participants qui comprennent rapidement la supercherie.
Au lieu d’un dialogue, c’est la division qui est soigneusement entretenue : chacun parle pour soi, et pendant ce temps, les vrais décideurs échappent à leurs responsabilités.

Et justement, parlons-en, des responsables.
Depuis des années, les présidents de l’agglomération se succèdent sans jamais remettre en cause les contrats opaques, les délégations douteuses ou les augmentations masquées. À chaque mandat, c’est la même rengaine : on reporte, on évite, on laisse filer, on prend des décisions foireuses. Et maintenant on explique fièrement qu’il y a un souci … tu m’étonnes !
Et dans le même panier, les maires siégeant au conseil communautaire, censés défendre les intérêts de leurs administrés ? Où étaient-ils quand les décisions se prenaient ? Où sont leurs prises de position, leurs votes, leurs alertes ? Trop souvent absents, silencieux… ou complices. Et celles et ceux qui se font appeler : opposition ?
Résultat : des décennies d’erreurs de gestion, de concessions mal négociées, de manque de transparence. Et aujourd’hui, ce sont les Beaussétans qui trinquent. Littéralement. « Ils n’ont plus d’eau, qu’ils prennent du Pastis » devrait-on bientôt entendre.
Mais ils ne sont pas dupes. Et surtout, ils ne sont plus seuls.
Un collectif citoyen de soutien et d’action vient de naître. Son but ? Ne plus laisser chacun se débattre seul avec ses factures, ses doutes, son indignation. Regrouper les forces. Parler d’une seule voix. Réclamer des comptes. Et peser.
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Parce que l’eau n’est pas une marchandise. C’est un bien commun, qui se doit inaliénable. Et si certains l’ont oublié, il est temps de leur rappeler.
